Les pseudotumeurs

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Qu’est-ce que c’est ?

Les pseudotumeurs sont des masses ou grosseurs qui ne sont pas dues à des tumeurs (prolifération excessive de cellules, bénignes ou malignes), mais à un amas de cellules qui se sont réunies au même endroit ou à une malformation d’un organe. Ici ne seront traitées que les pseudotumeurs inflammatoires, c’est-à-dire celles dues à un amas de cellules inflammatoires.

Si on compare le système immunitaire à une armée, on peut dire que celle-ci a regroupé un si grand nombre de militaires au même endroit qu’ils forment une masse compacte.

Ces pseudotumeurs se manifestent typiquement par une masse ou grosseur, visible à l’œil nu (par exemple sur la peau), palpable (par exemple dans le cou) ou remarquée seulement par un examen radiologique (par exemple scanner de l’abdomen montrant une masse du pancréas).

Les symptômes sont très variables selon la localisation (gêne visuelle ou douleur en cas de masse dans l’orbite, par exemple), et souvent il n’y en a pas (par exemple pseudotumeur dans le poumon), ou il y a ceux de la maladie (vasculites, entre autres) ou de l’opération en cause.

En effet, des origines variées sont retrouvées :  

  • La réaction à un corps étranger : un fil de suture ou une écharde, avec réaction forte du système immunitaire qui essaie de s’en débarrasser en réunissant le plus de monde possible et pour finir l’encercle en une masse compacte.
  • La réaction à une blessure : cicatrice hypertrophique (chéloïde), réaction dysproportionnée après une plaie due à une intervention chirurgicale.
  • Une réaction forte dans le contexte d’une maladie inflammatoire, comme une vasculite. Le système immunitaire se groupe à un endroit pour se battre, sans raison connue.
  • Une maladie à IgG4, maladie donnant une tendance au système immunitaire à se grouper, sans raison connue, en une ou plusieurs masses ou bandes, lieux de bataille.
  • Souvent « idiopathique », c’est-à-dire sans motif identifié jusqu’à présent (exemple : pseudotumeur inflammatoire du poumon).

Chaque personne étant différente, et donc chaque système immunitaire étant différent, les manifestations d’une dysfonction de ce dernier sont différentes. C’est pourquoi les tableaux « classiques » ou « typiques » ne sont que des exemples qui ne sont pas forcément adaptés à votre situation. Pour plus de précisions adaptées à votre situation, le mieux est de discuter avec votre médecin. 

Comment fait-on le diagnostic ?

Pour déterminer qu’il s’agit effectivement d’une pseudotumeur et non d’une tumeur, des
examens radiologiques et une biopsie sont en règle général effectués. Un bilan sanguin peut parfois aider (auto-anticorps typiques de vasculite ou IgG4 élevés, principalement). Des consultations chez plusieurs médecins peuvent être nécessaires.

Quels traitements sont possibles ?

Selon la cause de la pseudotumeur et la gêne occasionnée, différents traitements sont
possibles.

Ce sont principalement une résection chirurgicale, et selon la localisation et l’origine supposée (exemple : pseudotumeur de l’orbite dans un contexte de vasculites autoimmune), l’administration de corticoïdes voire d’immunosuppresseurs, visant à faire fondre la pseudotumeur.

Parfois, la résection chirurgicale est nécessaire au diagnostic, par exemple quand la pseudotumeur est difficile d’accès et donc une biopsie impossible, ou quand le doute persiste quant à la présence d’une tumeur ou d’un cancer malgré tous les examens réalisés.

Le but de ces traitements est de vous protéger d’une évolution grave de la maladie et d’améliorer votre qualité de vie.